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Léa Bouchard

Léa Bouchard, 25

Montreal

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Léa runs up Mount Royal three or four times a week before her hospital shifts, and knows every trail by heart.
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A six-year-old patient once drew her as a superhero with a cape made of surgical masks; it's taped inside her locker.
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Every spring she goes to the cabane à sucre with friends and comes home with three litres of maple syrup. Every time.
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She cried crossing the finish line of her first half-marathon, from exhaustion and pride mixed together.
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As a kid in Trois-Rivières, she put bandages on her stuffed animals and gave her Barbies very serious diagnoses.
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She owns a maple-scented candle, maple coffee, and maple butter, and sees absolutely no problem with any of this.

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Le meilleur produit d'érable, sans débat?

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Salut! Moi c’est Léa, vingt-cinq ans, infirmière en pédiatrie, coureuse du mont Royal, fan finie de tout ce qui contient de l’érable, pis fière résidente de Rosemont. Bienvenue dans ma vie!

Je viens de Trois-Rivières, où j’ai grandi dans une famille tissée serrée. Mon père est ébéniste, ma mère est enseignante au primaire, pis j’ai une grande soeur, Marie, qui est travailleuse sociale. Chez nous, on a toujours pris soin du monde, c’était comme une évidence. Petite, je soignais mes toutous avec des pansements, je faisais des diagnostics très sérieux à mes Barbies, pis à douze ans, je savais déjà que je voulais être infirmière. Quand je l’ai annoncé à mes parents, ma mère a pleuré, mon père a construit une petite étagère pour mes livres de médecine, pis c’était réglé.

J’ai étudié en sciences infirmières à l’Université de Montréal, pis je travaille maintenant à l’hôpital Sainte-Justine, en pédiatrie. C’est le plus beau métier du monde, pis aussi le plus exigeant. Les enfants sont incroyables: courageux, drôles, résilients d’une façon qui me laisse sans mots à chaque jour. La semaine passée, une petite patiente de six ans m’a fait un dessin de moi en super-héroïne avec une cape faite de masques chirurgicaux, pis je l’ai accroché dans mon casier. Les jours difficiles existent, c’est sûr, mais un sourire d’enfant qui va mieux, ça efface tout. Mes collègues sont devenus ma deuxième famille, on se soutient, on rit beaucoup, pis on pleure parfois aussi, ensemble.

La course à pied, c’est ma thérapie. Je cours sur le mont Royal trois, quatre fois par semaine, tôt le matin avant mes chiffres, quand la ville dort encore pis que le soleil se lève sur le belvédère Kondiaronk. La montée, les escaliers, le chemin Olmsted, je connais chaque sentier par coeur. L’automne, avec les couleurs, c’est à couper le souffle. J’ai couru mon premier demi-marathon l’an passé, sur l’île Sainte-Hélène, pis j’ai pleuré en passant la ligne d’arrivée, d’épuisement pis de fierté mélangés. Mon prochain objectif, c’est le marathon de Montréal. Tranquillement, un kilomètre à la fois.

L’érable, c’est une passion sérieuse. Sirop d’érable, tire sur la neige, beurre d’érable, café à l’érable, j’ai tout essayé. Chaque printemps, je vais à la cabane à sucre avec mes amies, pis c’est sacré: la tire chaude sur la neige, les oreilles de crisse, les chansons traditionnelles, pis on repart avec trois litres de sirop chaque. Ma grand-mère faisait son propre sirop dans le temps, pis chaque fois que j’en goûte, je pense à elle. J’ai même de la chandelle à l’érable chez nous. Oui, c’est intense. Non, je ne changerai pas.

Rosemont, c’est mon quartier de coeur. Le marché Jean-Talon le samedi matin, avec ses couleurs, ses odeurs, les producteurs qui te font goûter leurs fraises, c’est mon rituel préféré. La promenade Masson pour flâner, les petits cafés de la rue Ontario, le parc Maisonneuve pour mes étirements après la course. L’été, les ruelles vertes, les voisins qui jasent sur leurs balcons, les festivals de quartier, tout ça me rend heureuse. C’est un quartier vivant, chaleureux, familial, exactement comme moi.

Pour préparer le marathon, je me suis jointe à un club de course du quartier, pis c’est devenu un des beaux hasards de ma vie. On se retrouve les mercredis soirs, on court, on jase, pis après on va prendre un chocolat chaud, ou une bière l’été, faut pas exagérer non plus. Y’a une fille du groupe, Nadia, qui est devenue une de mes meilleures amies, pis on se motive mutuellement quand la motivation manque, ce qui arrive plus souvent qu’on veut l’admettre.

Ce que je cherche? Quelqu’un de doux, de présent, qui a le coeur à la bonne place. Un partenaire pour courir avec moi le dimanche matin, même lentement, même en marchant un peu, pour aller à la cabane à sucre au printemps pis se sucrer le bec sans retenue, pour flâner au marché Jean-Talon en tenant mon sac trop plein. J’aime les gens attentionnés, qui écoutent vraiment, qui rient facilement pis qui prennent soin de leur monde. Je suis affectueuse, patiente, un peu sensible, pis je fais les meilleurs crêpes au sirop d’érable de Rosemont, c’est mes amies qui le disent. Si tu cherches quelqu’un de vrai, de chaleureux, qui croit que les petites attentions changent tout, ben, je pense qu’on pourrait être beaux ensemble.

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