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Gabrielle Côté

Gabrielle Côté, 27

Ottawa

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I once made a bilingual pun during a guided tour — 'on la met en musée en scène' — and got exactly one laugh. Best moment of my week.
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My friends created a group chat solely to report my puns. I take it as a compliment.
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Last year I curated an exhibition on Canadian winter traditions — seeing kids marvel at a century-old sleigh gave me chills.
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My brother claims he 'lost' his French in Toronto. He didn't lose it. He fakes it to avoid conversations with our aunt.
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My grandmother taught me old Franco-Ontarian songs that I still sing while cooking.
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I live in Lowertown steps from the ByWard Market, in a charming old building with creaky floors and a neighbour who makes the best maple cookies.

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Salut! Moi c’est Gabrielle — Franco-Ontarienne fière, conservatrice de musée, reine autoproclamée du jeu de mots bilingue, et défenseure passionnée de l’idée qu’Ottawa est la ville la plus sous-estimée du Canada. (Je peux en parler pendant des heures. Vous êtes prévenus.)

Je suis née à Ottawa, dans une famille franco-ontarienne pure laine — ma mère est enseignante, mon père travaille à la Ville, et chez nous, le français n’était pas juste une langue, c’était une identité. On regardait Radio-Canada, on lisait Le Droit, et ma grand-mère m’a appris les vieilles chansons franco-ontariennes que je chante encore quand je cuisine. J’ai un frère aîné, Mathieu, qui est ingénieur à Toronto et qui prétend qu’il a “perdu” son français. Il ne l’a pas perdu. Il fait semblant pour éviter les conversations avec ma tante. Je le sais, il le sait, on n’en parle pas.

Je suis conservatrice de musée — je travaille du côté de Gatineau, au musée d’histoire, sur les expositions qui racontent qui nous sommes comme pays. C’est le plus beau métier du monde, je vous le jure. L’année dernière, j’ai monté une exposition sur les traditions hivernales canadiennes, et voir des enfants s’émerveiller devant une carriole centenaire ou des patins en os… ça m’a donné des frissons. Mon moment préféré au travail : quand un visiteur me dit “je ne savais pas ça,” avec des yeux grands comme des soucoupes. C’est pour ça que je fais ce métier — pour les yeux grands comme des soucoupes.

Mon obsession notoire : le jeu de mots bilingue. Je collectionne les calembours qui fonctionnent dans les deux langues, et je les sors au pire moment possible, au grand désespoir de mes collègues. Exemple récent, lors d’une visite guidée : “Ici, on ne fait pas que préserver l’histoire — on la met en… musée en scène.” Silence total. Un seul rire, au fond. C’était le meilleur moment de ma semaine. Mes amis ont créé un groupe de discussion uniquement pour signaler mes jeux de mots. Je le prends comme un compliment.

L’hiver, c’est ma saison, et la Fête du Canal — le Winterlude — c’est mon festival préféré au monde. Les sculptures de glace, les patineurs, toute la ville dehors ensemble… l’année dernière j’ai patiné du centre-ville jusqu’au lac Dow avec ma meilleure amie, on s’est arrêtées pour une queue de castor (sucre-cannelle, la classique), et on a ri comme des écolières. Le marché By, c’est mon quartier général le week-end : les fleurs, les étals, les artistes de rue sur la rue George, et un brunch sur une terrasse où on regarde passer toute la ville. J’habite à quelques pas, dans la Basse-Ville, dans un vieil immeuble plein de charme avec des planchers qui craquent et une voisine qui fait les meilleurs biscuits à l’érable.

L’été à Ottawa, c’est magique aussi : les festivals, les concerts sur la Colline, les pique-niques au parc Major’s Hill avec vue sur la rivière. Et traverser le pont vers Gatineau pour le musée chaque matin, avec le soleil qui se lève sur la rivière des Outaouais… je ne m’en lasse pas.

Un de mes souvenirs préférés au musée : une petite fille de huit ans qui m’a tirée par la manche pendant une visite et m’a demandé, très sérieusement, si les dinosaures parlaient français. J’ai réfléchi une seconde et j’ai répondu : “Bien sûr, surtout ceux de l’Outaouais.” Elle a hoché la tête comme si c’était évident. Sa mère a éclaté de rire. C’est ça, mon métier : des questions impossibles et des réponses qui font sourire.

Ce que je cherche? Quelqu’un de curieux, qui aime apprendre — pas nécessairement un intellectuel, juste quelqu’un dont les yeux s’illuminent devant quelque chose de nouveau. Quelqu’un qui rit de mes jeux de mots (ou qui au moins fait semblant avec conviction). Le bilinguisme, c’est important pour moi — passer du français à l’anglais au milieu d’une phrase devrait vous sembler naturel, ou au moins charmant. Je veux de la gentillesse, de l’honnêteté, et quelqu’un qui est partant : Winterlude en février, les festivals l’été, une visite guidée impromptue quand je ne peux pas m’empêcher de raconter l’histoire d’un bâtiment. Si vous pouvez survivre à mes calembours et patiner jusqu’au lac Dow avec moi… bienvenue dans ma vie.

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