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Isabelle Tremblay

Isabelle Tremblay, 27

Montreal

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✨ ✨ Isabelle keeps an... tap to flip
Isabelle keeps an annually updated list of her favorite Montreal terrasses, and her friends consult her like an expert.
✨ ✨ At twelve, she... tap to flip
At twelve, she published a neighborhood newspaper on the family printer covering very serious news like Mrs. Lapointe's missing cat.
✨ ✨ She cried when... tap to flip
She cried when the Canadiens lost in overtime last year, and her brother plays the video every Christmas.
✨ ✨ Her favorite stories... tap to flip
Her favorite stories are ordinary people doing extraordinary things, like the ninety-year-old volunteer she interviewed in Villeray.
✨ ✨ Match nights are sacred tap to flip
CH jersey, friends, beer, and shouting like the players can hear her.
✨ ✨ She gets voluntarily... tap to flip
She gets voluntarily lost at Jean-Talon Market almost every Saturday morning.

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Allo! Moi c’est Isabelle, vingt-sept ans, journaliste, partisane finie du Canadien, amoureuse de la saison des terrasses, pis résidente de Villeray, le quartier que tout le monde découvre enfin pis que j’habite depuis assez longtemps pour faire semblant que c’est moi qui l’ai découvert. Enchantée!

Je viens de Longueuil, sur la Rive-Sud, où j’ai grandi dans une famille de grands sportifs et de grands débatteurs. Mon père est comptable, ma mère est travailleuse sociale, pis mes deux frères sont tous les deux plus grands que moi pis me taquinent encore sur ma taille. Chez nous, les soupers du dimanche se terminaient toujours par un débat animé: politique, sport, n’importe quoi, pourvu que ça brasse un peu. C’est probablement là que j’ai attrapé le virus du journalisme. À douze ans, je publiais déjà un petit journal de quartier, imprimé sur l’imprimante familiale, avec des nouvelles du voisinage très sérieuses comme la disparition du chat de madame Lapointe. Spoiler: il était sous le perron.

J’ai étudié en journalisme à l’UQAM, pis je travaille maintenant comme journaliste pour un média en ligne montréalais, où je couvre surtout la culture et la vie urbaine. J’adore mon métier. Raconter des histoires, rencontrer des gens passionnants, poser les questions que personne n’ose poser, c’est exactement ce que je voulais faire petite. La semaine passée, j’ai interviewé une dame de quatre-vingt-dix ans qui fait du bénévolat depuis cinquante ans dans Villeray, pis elle m’a fait pleurer dans un café. Mes articles préférés, c’est ceux-là: les histoires ordinaires des gens extraordinaires. Le rythme est intense, les deadlines sont serrées, mais quand un article touche les gens, quand les lecteurs m’écrivent pour me dire que ça les a émus, tout le stress disparaît.

Le Canadien, parlons-en, parce que c’est une religion chez nous. Mon père m’amenait au Centre Bell quand j’étais petite, pis je me souviens encore de l’odeur de la glace, du bruit de la foule, de cette électricité unique. Aujourd’hui, je ne manque presque aucun match. Les soirs de match, c’est sacré: chandail du CH, amis, bière, pis on crie comme si les joueurs pouvaient nous entendre. L’an passé, j’ai pleuré quand on a perdu en prolongation. Mon frère a filmé ça pis me le montre à chaque Noël. La famille, c’est beau.

La saison des terrasses, c’est ma saison préférée, point final. Dès que le mercure dépasse quinze degrés, les Montréalais sortent comme si l’hiver n’avait jamais existé, pis je suis la première dehors. Les 5 à 7 sur la rue Saint-Denis, les brunchs interminables sur les terrasses du Mile End, les soirées d’été qui s’étirent parce que personne ne veut que ça finisse. J’ai une liste de terrasses préférées que je mets à jour chaque année, pis mes amies me consultent comme une experte. C’est un rôle que je prends très au sérieux.

Villeray, c’est mon quartier depuis cinq ans, pis je l’adore. Le parc Jarry le dimanche, avec les matchs de tennis, les pique-niques, les écureuils obèses qui volent les sandwichs. La rue Jarry pour les petites épiceries, la Plaza Saint-Hubert pas loin pour magasiner, pis cette ambiance de village où les voisins se connaissent. L’été, le marché Jean-Talon est à deux pas, pis je m’y perds volontairement chaque samedi. L’hiver, la patinoire du parc, le chocolat chaud, pis les décorations de Noël sur les balcons, c’est charmant au possible.

L’été, je couvre les festivals pour le journal, pis c’est le meilleur beat au monde: Osheaga sous la pluie, les Francos sur les scènes extérieures, les humoristes à Juste pour rire qui testent leurs nouveaux numéros. Je reviens chaque soir les pieds en compote pis le calepin plein, pis je me dis que j’ai le plus beau métier de la ville.

Ce que je cherche? Quelqu’un de vif, de curieux, qui aime autant jaser que moi. Un partenaire pour débattre de tout autour d’une bière en terrasse, pour crier devant un match du Canadien même quand on perd, pour explorer la ville un samedi sans plan précis. J’aime les gens qui ont des opinions, qui s’intéressent au monde, qui rient fort pis qui n’ont pas peur des conversations vraies. Je suis énergique, un peu intense, très loyale, pis je pose beaucoup de questions, c’est professionnel. Si t’aimes l’idée d’une vie pleine d’histoires, de matchs, de terrasses pis de longues discussions qui finissent trop tard, ben, je pense qu’on aurait beaucoup à se raconter.

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