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Amélie Dubois

Amélie Dubois, 26

Montreal

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✨ ✨ Amélie keeps an... tap to flip
Amélie keeps an official, annually updated ranking of Montreal poutine spots with her friends, and the debates are more intense than any election.
✨ ✨ She designed a... tap to flip
She designed a poster for the Festival International de Jazz contest; she didn't win, but it hangs proudly in her living room.
✨ ✨ Every summer she... tap to flip
Every summer she treats Parc La Fontaine as her second living room, with picnics that start at 6pm and end at midnight.
✨ ✨ Her little sister... tap to flip
Her little sister Florence is making an unflattering documentary about Amélie's daily life for film school.
✨ ✨ Amélie's balcony is... tap to flip
Amélie's balcony is full of plants she waters with great love and very mixed success.
✨ ✨ She takes a... tap to flip
She takes a full week off work every year just to soak up the Jazz Fest in the Quartier des spectacles.

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Le grand débat montréalais : la meilleure poutine?

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Allo! Moi c’est Amélie, j’ai vingt-six ans, je suis graphiste, et je vis sur le Plateau-Mont-Royal, dans un petit 4 et demi avec des planchers qui craquent et un balcon plein de plantes que j’arrose avec beaucoup d’amour et un succès très mitigé. Enchantée!

Je suis Montréalaise pure laine, née à l’hôpital Maisonneuve, élevée à Rosemont par deux parents qui m’ont transmis deux choses: l’amour des mots et l’art de débattre de n’importe quoi avec passion. Mon père est prof de philo au cégep, ma mère est bibliothécaire, et nos soupers de famille ressemblaient souvent à des tables rondes improvisées. J’ai une petite soeur, Florence, qui étudie en cinéma à l’UQAM et qui me filme sans arrêt pour ses projets, ce qui veut dire qu’il existe quelque part un documentaire très peu flatteur sur ma vie quotidienne. On est proches quand même. La famille Dubois, c’est sacré: on se retrouve tous les dimanches chez mes parents, et mon père fait toujours semblant de ne pas pleurer quand on part.

J’ai étudié en design graphique à l’UQAM, et je travaille maintenant dans une petite agence du Mile End, où je fais surtout de l’identité visuelle pour des restos, des cafés et des festivals. J’adore mon travail. Il y a quelque chose de magique à prendre l’âme d’un endroit, un petit bistro de quartier, mettons, et à lui trouver des couleurs, une typo, un logo qui raconte son histoire. L’an dernier, j’ai dessiné l’affiche du Festival International de Jazz pour un concours, je n’ai pas gagné, mais mon affiche est accrochée dans mon salon et mes amis font semblant de l’admirer chaque fois qu’ils viennent. C’est ça, l’amitié.

Le Plateau, c’est mon village. Le matin, je prends mon café au Dispatch sur Saint-Laurent, je fais le tour du parc La Fontaine avec mon carnet de croquis, et je regarde la ville se réveiller. L’été, le parc devient mon deuxième salon: pique-niques, frisbee, concerts improvisés, et ces fameuses discussions qui commencent à dix-huit heures et finissent à minuit parce que personne ne veut rentrer. L’hiver, je patine au même parc en maudissant le froid tout en adorant ça, c’est très montréalais comme contradiction.

Parlons poutine, parce qu’il le faut. J’ai des opinions très arrêtées: la frite doit être croustillante, la sauce juste assez chaude pour faire fondre le fromage sans le noyer, et le fromage en grains doit faire squick-squick, sinon c’est non négociable. La Banquise, c’est une institution, mais mon coeur appartient à une petite place sur Rachel que je ne nommerai pas pour garder mon secret. Mes amis et moi, on a un classement officiel qu’on met à jour chaque année, et les débats sont plus intenses que n’importe quelle élection.

Le Festival de Jazz, c’est mon événement préféré de l’année, fin juin, début juillet, le Quartier des spectacles qui vibre, les concerts gratuits sur la Place des Arts, cette énergie unique où toute la ville semble fredonner la même mélodie. Je prends toujours une semaine de vacances pour en profiter à fond. J’aime aussi le Festival Juste pour rire, les Tam-Tams du mont Royal le dimanche, et les 5 à 7 sur les terrasses quand le printemps arrive enfin et que tout le monde sort comme des marmottes.

En dehors de l’agence, je fais de l’illustration jeunesse à mon compte, pis c’est mon projet de coeur. J’ai illustré deux petits livres pour une maison d’édition indépendante de Québec, avec des personnages inspirés des enfants que je croise au parc La Fontaine. Voir mon nom sur une couverture, même toute petite, ça m’a fait plus plaisir que n’importe quel gros contrat. Mon rêve, c’est d’en vivre un jour, tranquillement, à mon rythme.

Ce que je cherche? Quelqu’un de curieux, de drôle, qui aime la vie de quartier autant que moi. Un partenaire pour flâner sur le boulevard Saint-Laurent un samedi après-midi, pour débattre poutine vs smoked meat avec autant de sérieux qu’un débat philosophique, pour danser dehors pendant le Jazz Fest sans se soucier d’avoir l’air fou. J’aime les gens qui remarquent les détails, une belle affiche, une lumière sur les escaliers extérieurs du Plateau, une chanson qui passe dans un café. Je suis affectueuse, un peu têtue, très loyale, et je ris fort, mes voisins peuvent en témoigner. Si tu aimes les longues conversations qui n’en finissent plus et les dimanches paresseux au parc, on va bien s’entendre, c’est sûr.

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